NUL HOMME N’EST UNE ÎLE

Réalisation, scénario : Dominique Marchais
Production : Zadig Films – Paul Rozenberg, Mélanie Gerin
Image : Claire Mathon, Sébastien Buchmann
Montage image : Jean-Christophe Hym
Mixage : Mikaël Barre

France, 2017, 96′
Sortie romande : 20 juin 2018
Sortie alémanique :  —
N° Suisa : 1012.733

« Dominique Marchais est l’un de nos meilleurs cinéastes de documentaires, un héritier de Claude Lanzmann ou de cinéastes de fiction comme les Straub, ou Ford. »

Les Inrockuptibles

Nul Homme n’est une île est un voyage en Europe, de la Méditerranée aux Alpes, où l’on découvre des hommes et des femmes qui travaillent à faire vivre localement l’esprit de la démocratie et à produire le paysage du bon gouvernement. Le local serait-il le dernier territoire de l’utopie ?

Des agriculteurs de la coopérative le Galline Felici en Sicile aux architectes, artisans et élus des Alpes suisses et du Voralberg en Autriche – tous font de la politique à partir de leur travail, plutôt de la politique leur travail – se pensent un destin commun.

«  Il fallait faire encore un pas et aller voir ce que pourrait être des gens qui s’émancipent. J’avais besoin de m’inspirer d’autres cultures politiques. Pour moi, mes deux premier films déconstruisent l’identité française. Le troisième, c’est comment on reconstruit une identité à un autre échelon, européen si on veut, ou même une identité sans territoire. Pas du tout l’idée d’un localisme enraciné.

Montrer, avec un peu d’ironie mais pas trop, que des suisses et des autrichiens opulents et des siciliens dans la mouise ont beaucoup plus en commun que ce qu’on pourrait croire. »

Dominique Marchais

« Il s’agit de jouer l’écologie contre l’économie, l’adéquation spécifique de l’homme et de son environnement contre la loi de l’offre et de la demande. Dominique Marchais recueille la parole des différents intervenants, non parce qu’ils seraient exemplaires ou représentatifs de quelque chose (le documentaire se reposant trop souvent sur de tels « cas »), mais pour tisser de l’un à l’autre une continuité de pensée, confronter leurs démarches, ouvrir le champ d’une réflexion commune. »

Le Monde

« Ainsi, par son point de vue, par sa forme, par le parcours qu’il nous propose, Nul homme n’est une île est comme un immense et superbe panoramique horizontal dévoilant une autre société possible. »

Libération

« L’enjeu de ces démarches ne réside pas en un simple « retour au village » ni ne consiste à générer de micro-économies locales. Cet enjeu n’est autre que la beauté menacée du monde que nous avons en partage. Marchais filme les paysages parcourus et, à travers eux, l’expansion des zones commerciales, des autoroutes, la laideur et la normativité qu’elles implantent partout. Cette laideur trouve, par ailleurs, un cinglant démenti dans les bâtiments, à la fois humbles et élégants, qu’inventent les architectes des Grisons (Gion Caminada) ou du Vorarlberg (Bernardo Bader). Si la beauté du monde est son seul sujet – car sujet d’inquiétude –, il ne se permet pas pour autant d’enchérir sur elle, pour mieux restituer les idées, les propos de chacun, la frontalité des lieux, dans toute leur clarté. Cette clarté de pensée qui est le gage de tout « bon gouvernement », y compris celui des images. »

Le Monde

«  Nul homme n’est une île est un essai qui milite pour une façon différente de penser. »

Télérama