Sister distribution
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FOLLOW THE WATER

un film de Pauline Julier et Clément Postec
Suisse, France, Chili - 2022 - 51'

Follow the water nous transporte en hiver 2021, dans le désert d’Atacama, au Chili. Autour d’une des plus grandes mines de lithium au monde, plusieurs protagonistes racontent leur attachement à ce territoire. S'entrechoquent l'engagement d'une indigène pour les droits de l'eau, les doutes des scientifiques en exploration du désert comme analogue à la planète Mars, la croyance des industriels, les spectres de la colonisation et les récits des nouveaux explorateurs. La quête des traces de la vie dans l'univers creuse celle de l'équipe du film, vertigineuse et absurde. Les voix s'emmêlent et les discours s'enrayent. Le paysage aride et sec du désert se confond bientôt avec celui de la planète rouge et de ses délires raisonnées. Telle une boule de cristal, Mars apparaît comme le début et la fin du temps.
30 septembre - 2 octobre 2022, Cinéma Plaza, en collaboration avec la Fondation Plaza

Triple écran

« En trois canaux, avec une image tantôt unique, tantôt triple, le film de presque 50 minutes navigue dès lors entre les enjeux croisés de cette quête de H2O. Non sans onirisme, à plusieurs reprises, par l’apparition d’un ouvrier reprenant «Penumbras» du crooner argentin Sandro; ou par le truchement d’un homme à la longue chevelure imitant les mouvements du robot martien Curiosity. Entre quête de l’hyper lointain et cécité locale, démesure dépensière et frugalité imposée, retour du refoulé colonial et mise à mal de la planète, _Follow the Water _ne perd jamais de vue les étoiles, particulièrement visibles depuis l’Atacama. »
Samuel Schellenberg - Le Courrier

« D’un sol à l’autre, de Mars à la Terre, il s’agit de composer un seul et même espace critique. Se projeter sur Mars, c’est tenter d’appréhender et de regarder la Terre, alors que le changement climatique et le désastre écologique en cours nous projettent dans un monde inconnu. Mars a été de tous temps le lieu de projections multiples. Aujourd’hui qu’y voit-on ? Pour certains, un devenir terrestre, pour d’autres, l’image du monde aride et invivable qui nous attend. » 
Pauline Julier, Clément Postec