Sister distribution

Suite au décès de sa belle-sœur, Thien part à la recherche de son frère disparu, père de son neveu orphelin. Caméra d’or à Cannes

« C’est un film somptueux, une expérience bouleversante, par un cinéaste qui fait preuve d’une maitrise, d’une créativité visuelle et sonore admirables, et d’un travail extraordinaire avec les acteurs. » Prix Bazin 2023

Genève

16.04.24 - 14:30, Les Cinémas du Grütli
Rétrospective Tarkovski aux Cinémas du Grütli, dont "une sélection de huit longs-métrages récents par des cinéastes du monde entier dont les œuvres dialoguent avec son univers : une vision du monde, de l’art et de l’amour, convoquant l’enfance et la famille, l’Histoire et la religion, ou encore un rapport mystique à la terre et au temps".

Ce film est celui d’une série de prises de voix. Celle de Bruno Latour qui marque notre passage dans une nouvelle ère, non encore actée officiellement, qu’il appelle Anthropocène où il apparaît que le terme de Nature, auquel Latour préfère souvent celui de Gaïa, recouvre aujourd’hui tout à la fois une éthique, une politique, une conception des sciences et une théologie.  La seconde prise de parole vient de l’anthropologue Philippe Descola. Lequel replace l’acte de voir, de regarder dans l’axe de la connaissances : nous ne regardons qu’au travers des questions que nous nous posons déjà : « On ne voit que ce que l’on a appris à regarder ». D’où l’urgence de proposer des oeuvres, écrits, installations, films, qui façonnent un entendement différent quant à notre rapport à la Nature. Les films de Pauline Julier sont une façon de déconstruire la contemplation pour la remplacer par des suites d’interrogations. Philippe Azoury

Genève

16.04.24 - 18:15, Fonction : cinéma
En présence de Pauline Julier, séance organisée par le Laboratoire du visuel, le département de géographie et environnement et les Activités culturelles de l'Université de Genève.
  • Une œuvre passionnante où la beauté des images rivalise avec la complexité du propos. Le Courrier
  • Film radicalement écologique, il arpente les cours d’eau du Béarn en compagnie de ceux qui, chacun à leur façon, observent et protègent une nature bouleversée par l’activité humaine. Libération
  • Les filmer, c’est filmer notre monde dans son intrication de beauté et de désastre. Prix Jean-Vigo
  • La Rivière ne sauvera pas le monde du réchauffement climatique mais nourrit le débat en cours de la meilleures des manières possibles pour un cinéaste: par l’écoute des gens et l’observation attentive et modeste du monde plutôt que par les mots d’ordre. Transfuge
  • La Rivière, à la fois poème rural et enquête édifiante. Télérama

Delémont

23.04.24 - 18:00, Cinéma La Grange
avec la présence de Laurent Gogniat, responsable du Domaine Nature a l’office cantonal de l’environnement

La Chaux-de-Fonds

Dès le 10.04.24, ABC
Sam 20 & Dim 21 à 18:15

Versoix

03.05.24 - 18:00, CinéVersoix au collège des Colombières
La projection sera suivie d’une discussion avec M. Gilles Mulhauser, directeur de l’office cantonal des eaux.

«Je voulais montrer les frictions et les fractures spirituelles: au fil des changements brutaux de l'Histoire, certaines choses que l'on croyait inscrites dans les lois de la nature se sont transformées de façon telle que les hommes n'ont pas su s'adapter, et qu'ils ont connu la souffrance. » (Jia Zhangke) « Autant dire que de Chine vient de nous parvenir le message d’un cinéaste qui jette sur son établi ardent la vieille question ici fatiguée de la place de la caméra. Invisible ou manifeste, son charme fou c’est que cette caméra se fait à tout instant oublier. Cette amnésie organisée est l’autre nom du cinéma. » (Libération)

Nyon

17.04.24 - 13:45, Cinéma Capitole
M. Jia Zhangke est l'invité d'honneur de Visions du Réel

« Des films, il en sort, plus que de raison, en quantité chaque semaine. Parfois de très beaux films, parfois seulement des films «intéressants», par leur sujet ou leurs propositions de mise en scène. De loin en loin, ce qu’il convient d’appeler un grand film, qui restera dans les mémoires, peut-être dans l’histoire du cinéma. Et, bien sûr, un nombre significatif de réalisations auxquelles on ne reconnaît aucune des qualités qui précèdent. Et puis, très rarement, on voit un film dont on se dit qu’il change l’idée même du cinéma, la capacité de mobiliser ses outils (le cadrage, la lumière, le son, le montage) pour ouvrir à des nouvelles approches, de nouvelles sensations, de nouvelles façons de penser. Ainsi en va-t-il de De Humani Corporis Frabica, qui a été une des sensations du Festival de Cannes 2022 (à la Quinzaine). » Projection Publique - Reprenant le titre d’un traité d’anatomie du XVIe siècle, De Humani Corporis Frabica s’intéresse à ce qui se passe non pas à l’intérieur de l’hôpital mais à l’intérieur des patients. Aux liens qui unissent le corps médical aux corps défaillants, fracassés, au bord de l’extinction.

Immense cinéaste sud-coréen s’il en est, Hong Sang-soo poursuit une carrière toujours plus stupéfiante. Artisan de génie, assurant ici tant le scénario, les prises de vues que le montage, il nous gratifie avec son 32e long-métrage d’une miniature ineffable, qu’il nous faut nous garder de prendre de haut. «De nos jours» alterne deux rencontres sur une journée. Dans la première, une ancienne actrice reçoit une jeune admiratrice. La seconde voit un vieux poète sevré d’alcool et de cigarettes se confronter à un disciple avide de son expérience. Avec, à la clef, en dépit de son apparente et trompeuse simplicité, l’un des films les plus profonds du maître, l’un de ses plus drôles aussi… Le cinéma fait haïku! (Passion Cinéma)

Sion

24.04.24 - 18:00, Capitole
27.04.24 - 15:30, Capitole
  • « La plus belle force de ce film, le premier long métrage de Dominique Marchais, n’est pas dans la pédagogie technique et politique, pourtant très fine, par laquelle il nous éduque, mais dans sa manière d’être lui-même un film à la fois paysan et agronome, dont la recherche oscille entre culture et science, sensible à l’humus et à la littérature aussi bien que factuel et pragmatique. » Libération
  • 🌿
  • MAINTENANT EN VOD SUR FILMINGO

Manifeste LGBTIQ+, Wet Sand débute comme le requiem d’un amour secret, puis révèle la violence homophobe qui perdure en Géorgie, avant de s’achever sur un message d’espoir volontariste destiné aux générations qui se débattent avec leur identité. ­Sublime et bouleversant. Le Courrier

Bern

05.05.24 - 14:00, Kino Rex
+ 23/05

Zürich

28.04.24 - 15:00, Filmpodium
Elene Naveriani erhält den Golden Apple, Pink Apple

Comme il dure seulement une heure, on aurait vite fait de croire que I Am Truly A Drop Of Sun On Earth est un film mince, maigre, pour ne pas dire petit. Bon, c’est tout l’inverse : cette heure là raconte assez d’existences pour qu’on ait envie de crier à la lune que c’est un grand film. Du genre farouche, qui plus est : qui ne s’en laisse pas conter. Tout ce qu’elle réussit, la cinéaste Elene Naveriani le fait contre les idées toutes faites, les automatismes, les trucs que l’on pense avant même de les réfléchir. Par exemple, on pourrait vous dire, pour aller vite, que I Am Truly…. est un premier film de femme, une fiction, sur la prostitution, en Géorgie. Mais à peine avez-vous dit cela, qui est vrai, que le film vous met en porte-à-faux : est-ce tant que ça une fiction, ce film ? Au générique de fin, on apprend stupéfaits que deux des acteurs du film, une des filles de la boite et surtout le personnage principal, ne sont aujourd’hui plus de ce monde, tous deux morts après le tournage, entre 2015 et 2016. Lui 28 ans, elle a 22. Le film est dédié à leur mémoire. Ce film, cette fiction, a donc bel et bien lieu dans la rue, là où rien jamais ne vous est pardonné. C’est une histoire (d’amour) dans un endroit qui ne connait que la survie.

Zürich

25.04.24 - 21:00, Filmpodium
Elene Naveriani erhält den Golden Apple, Pink Apple 2024

St. Gallen

Dès le 18.05.24, Kinok