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posterLA RIVIÈRE

LA RIVIÈRE

un film de Dominique Marchais
France - 2023 - 104'

prix Jean-Vigo

Entre Pyrénées et Atlantique coulent des rivières puissantes qu’on appelle les gaves. Les champs de maïs les assoiffent, les barrages bloquent la circulation du saumon. L’activité humaine bouleverse le cycle de l’eau et la biodiversité de la rivière. Des hommes et des femmes tendent leur regard curieux et amoureux vers ce monde fascinant fait de beauté et de désastre.

Tavannes

17.03.24 - 10:30, Royal Tavannes
En partenariat avec Ciné-Doc

Bulle

13.03.24 - 18:15, Prado
En partenariat avec Ciné-Doc

Château-d'Œx

24.03.24 - 10:30, CinEden
En partenariat avec Ciné-Doc

Echallens

21.03.24 - 20:00, Cinéma
En partenariat avec Ciné-Doc

Fribourg

13.03.24 - 18:15, Cinemotion Rex
En partenariat avec Ciné-Doc

Genève

Dès le 24.03.24, Les Cinémas du Grütli

La Neuveville

19.03.24 - 20:30, Ciné2520
En partenariat avec Ciné-Doc

Lausanne

Dès le 27.03.24, Le Cinématographe

Le Noirmont

24.03.24 - 17:00, Cinelucarne
En partenariat avec Ciné-Doc

Martigny

26.03.24 - 18:00, Cinéma Casino
En partenariat avec Ciné-Doc

Monthey

19.03.24 - 20:00, Plaza
En partenariat avec Ciné-Doc

Orbe

28.03.24 - 19:30, Cinéma Urba
En partenariat avec Ciné-Doc

Payerne

15.03.24 - 18:15, Apollo
En partenariat avec Ciné-Doc

Porrentruy

24.03.24 - 10:30, Cinémajoie
En partenariat avec Ciné-Doc

Sainte-Croix

Dès le 27.03.24, Cinéma Royal
27 mars et 2 avril

Sion

25.03.24 - 18:00, Capitole
En partenariat avec Ciné-Doc

Vevey

19.03.24 - 18:30, Cinéma Astor
En partenariat avec Ciné-Doc

« Jamais, sans doute, Dominique Marchais n’a-t-il capté autant de beauté que dans son quatrième long-métrage, La Rivière, filmé dans les gaves du Béarn, ces cours d’eau torrentiels sertis dans une nature idyllique. Un miroitement crée des effets stroboscopiques sur l’écran… Peut-être s’agit-il d’adoucir la douleur, alors que la lente dégradation des paysages, déjà pointée dans les précédentes œuvres (Le Temps des grâces, La Ligne de partage des eaux…), se poursuit irrémédiablement. Dans sa mélancolie cinéphile, le réalisateur sublime la splendeur tout en montrant le désastre en cours : pollution des eaux, raréfaction des poissons… Dans La Rivière, il n’y a guère de promeneurs, seulement des êtres qui agissent, sans se faire d’illusion sur l’importance que le « politique » accordera aux travaux des universitaires. Souffrance de la disparition, des insectes qui ne forment plus de nuées autour des pêcheurs, des oiseaux qui ne chantent plus. Dominique Marchais part à la recherche de l’invisible, filme les gestes d’experts prélevant des indices sous la surface (de l’eau, des sols), et c’est dans l’infrapaysage qu’opère cette œuvre en eau douce et radicale » — A ne pas manquer, Le Monde

« Film radicalement écologique, il arpente les cours d’eau du Béarn en compagnie de ceux qui, chacun à leur façon, observent et protègent une nature bouleversée par l’activité humaine. Dominique Marchais (après le Temps des grâces, la Ligne de partage des eaux et Nul homme n’est une île) invente des façons de regarder son insaisissable sujet, par l’intermédiaire du regard de ceux qui, à leurs façons précises, l’observent et s’en occupent. Elles correspondent aux formes potentielles, successives, d’un cinéma radicalement écologique : le ramassage, le tri, l’inventaire, la promenade commentée, le prélèvement raisonné, la pêche, la dissection et sa microscopie (une poétique de «l’otholite», cette biographie miniature dans l’oreille interne des saumons), la récolte (une érotique de la cueillette du maïs Grand Roux), la randonnée, le gravissement. A chaque fois, forme de toutes les formes, la libre conversation, l’entretien, une écologie de la parole. Enfin, l’ultime dispositif, celui du naturaliste (Pierre-Yves Gourvil) qui, pour répertorier les insectes en présence, tend dans l’obscurité une grande toile blanche laissant passer la lumière d’une lampe, pour attirer les papillons dans le visible, les faire se montrer sans les blesser. Dans toutes les images de lui-même que le cinéma a produites ou rencontrées, on a rarement fait plus simple et plus beau. Il fallait pour cela qu’il aille avec ses bottes traîner au bord du gave la nuit. » — Luc Chessel, Libération